Route-73-

19 février 2018

Ah...Sale garce...

Compagnie maudite

 

Bonne nouvelle donc, je suis un spécialiste ! Spécialiste de ma dépression. Parce que cette « garce », ne sait pas vivre sans moi, quand bien-même je lui dit et lui répète que je ne veux pas d’elle ! Elle est devenue cette « compagnie » gênante, qu’on essaie de cacher à tout le monde, mais qui ne vit pas que dans ma tête ! J’ai l’impression qu’elle m’habite aussi, qu’elle est aussi sur mon visage, dans ma voix, dans mes yeux…

Je vis en vase-clos depuis quelques mois. Je n’ai plus l’habitude du genre humain, que j’ai fui de toutes mes forces, afin de ne pas lui montrer ma faiblesse. Parce que l’humain, et c’est bien connu, sait exploiter la moindre faiblesse afin de détruire son semblable. Et je ne veux pas lui donner une nouvelle opportunité de m’atteindre un nouvelle fois.

Une fois par semaine, je vais voir mon psy. C’est dur au début, car même si j’apprécie ces consultations, je dois quand-même sortir de chez moi. En voiture, je n’ose même pas croiser le regard des autres automobilistes que je croise. Certains peuvent même se permettre des incivilités, je ne riposte ou ne réagis plus. Mais que suis-je devenu ? Qu’est-ce que je deviens ? Parce qu’au fond de moi, je sens que quelque chose se passe, et j’angoisse !

Le burnout, c’est comme si quelqu’un , sans prévenir, avait trouvé et appuyé sur mon bouton « reset ». Je ne savais même pas que j’en avais un !!! Mais quelqu’un l’a trouvé, et a appuyé dessus, pendant longtemps, avec insistance, à mon insu… Et me voilà là, errant comme une âme en peine, tantôt comme un lion en cage, tantôt comme un zombie…

est-il ce type battant et fonceur que j’étais ? Ou que je suis peut-être encore, quelque part ? Mais est-il ? Même s’il n’était pas parfait, au moins, il avançait, il réagissait, il planifiait, se projetait… Mais là…Je ne sais même pas comment je vais !

Je suis donc au large, avec une bouée trouée, les flots sont tour à tour calmes, puis rugissants… Parfois je crois voir la côte, puis elle disparaît… Et quand je m’approche très près de la côte, je vois les rochers sur lesquels se fracassent les vagues…Je ne pourrai même pas accoster sur la plage !

 Selon mon humeur, je suis dans l’océan, ou au fond du puit ; dont les murs sont toujours aussi humides et glissants, sur lesquels je n’ai aucune, mais aucune prise. Et le temps passe…Et rien ne s’arrange. 

Mon psy ne me dit pas quoi faire, ou comment je suis supposé me sentir. Il ne me juge pas non plus. Je n’ai pas l’impression d’être en thérapie. Au début de « notre relation », je commence à m’agacer parce que je ne comprends pas en quoi il pourrait m’être d’une aide quelconque. Il me demande comment je vais, alors que je ne sais même pas quoi lui répondre.. Alors je lui raconte un peu ce qui se passe dans ma tête. Il acquiesce, me reprend parfois quand mes mots sont trop noirs…Me recommande aussi de ne pas oublier mes qualités, et toutes ces choses que j’ai accompli…Merci, mais je ne sais même pas de quoi il me parle, tellement ma vue est bouchée…

 Mais je ne comprends toujours pas, au bout de quelques semaines, ce que je fais dans ce cabinet…Et puis un jour, une lumière !Il ne me soigne pas, non. Il m’aide à me soigner moi-même ! Parce qu’en parlant, je me rends compte que je commence petit à petit, à répondre moi-même à mes propres interrogations. Je commence moi-même à identifier les causes de tel ou tel problème. Je commence moi-même à identifier des pistes de guérison…Et chaque fois, une certaine excitation m’habite alors que je me rends à mon rendez-vous, me demandant ce que je vais encore apprendre. 

Puis une première révélation : Je ne dois pas maudire ou détester ma dépression. Elle est salvatrice ! Oui ! Même si, et ça fait peur, je me rends compte que tout ce que je suis, est en train de s’effacer. Un peu à la manière de données sur un disque dur, qui serait attaqué par un virus…Et c’est irréversible. Imaginez-vous au soleil, vous êtes bien…Et puis vous vous rendez-compte que votre ombre…S’efface ! Quoi de plus terrifiant ? 

Mais pourtant, et je ne sais pas encore l’expliquer complètement, je ressens un certain soulagement. Ce que j’étais ne correspond plus à ce que me demande la vie. Ce que j’étais, le fonctionnement qui était le mien jusqu’à présent, ne convient plus. J’ai peur que mes souvenirs aussi disparaissent, mais ça va. Ils sont et seront toujours là.

En gros, je ne serai plus jamais ce que j’étais, je ne sais pas ce que je vais devenir, mais ce bonhomme me plaît déjà ! Je ne le connais pas encore, mais je sens, je sais qu’il sera juste…Je ne sais pas. J’aimerais qu’il soit tout ce que j’ai toujours rêvé d’être, mais faut pas rêver, justement…J’ai rêvé d’aller dans l’espace, mais je sais très bien que ce n’est pas dans cette vie que je serai astronaute ! 

Me voilà donc embarqué dans une mutation. Un peu comme un ver dans sa chrysalide… Et le papillon devrait être pas mal . Mais quel long processus ! Parce que dès qu’on progresse, on se rend compte qu’il est si facile de dégringoler… Parce que le sol est toujours aussi glissant. Et outre le fait de me battre contre moi-même, je dois aussi me battre pour rester debout…

J’essaie de faire taire la voix de cet autre moi qui est en train de disparaître, et qui ne veut pas disparaître. J’essaie de faire taire la voix de cette dépression qui me fait voir la vie en noir, et qui me donne si souvent envie de rater un virage, de tout laisser tomber. Celle qui me dit et me répète constamment à quel point je ne suis rien…A quel point mon existence n’a aucune sorte d’importance. A quel point mes proches seraient si mieux sans moi, le boulet de service…Je ne suis rien, et je ne serai jamais rien, me dit cette voix. Pourquoi ne pas cesser de prendre la place de quelqu’un d’autre, bien plus méritant que moi ? Pourquoi ne pas cesser des boire son eau, manger sa nourriture, respirer son air ? Et puis moi, je suis qui ? Ben personne…Personne !

Voilà mes combats au quotidien, tandis que j’essaie de rester debout sur un terrain glissant. Rester debout, et en même temps, tenter d’avancer ! Et Dieu, que c’est dur ! Mais je me dis que c’est comme le vélo, le skate, ou le roller…Au début c’est toujours difficile, et puis un jour, on se retrouve en train d’effectuer des figures… 

Honnêtement, ce n’est pas n’importe quoi ?!? J’ai toujours été le plus intolérant aux faibles, aux drogués, aux dépressifs… Et regarde-moi maintenant. Je suis en plein dedans !

La dépression c’est une chose sournoise. Puissante, mais sournoise. Donc lâche, parce qu’elle attaque au moment où l’on s’y attend le moins, au moment où l’on est le plus affaibli… Et paf ! On ne sait plus qui on est , où on habite, où on va, avec qui…Tout change autour de soi. Le blanc n’est plus si blanc, finalement. Voire, n’a jamais été blanc ! Certaines choses qu’on savait, on se rends compte qu’elles n’ont jamais été vraies ! 

Je ne suis déjà plus le même. Mon Moi a grandi. Je suis presque guéri, je crois. A moins que cette garce ne me réserve encore un sale coup dont elle a le secret. Mais je ne pense plus comme avant. Je ne parle plus comme avant. Je ne ressens plus certaines choses comme avant. Je ne sais pas si je suis devenu plus fort, mais je vois plus les choses de la même manière. Ce qui me mettait en colère avant, n’a plus de prise sur moi. Ce qui me prenait la tête avant, ne me prend plus la tête aujourd’hui. J’ai plus de caractère aussi, je crois. J’ai encore un peu de mal à m’apprécier complètement, mais il y’a un certain mieux, je le reconnais. En tous cas, je me déteste beaucoup moins. Je commence même à croire un peu en moi ! Mais la lutte n’est pas finie pour autant. Et si, maintenant, je n’étais que dans l’œil du cyclone ? Ce qui voudrait dire que la suite s’annonce épique ! Encore une fois… Je ne pourrai pas mener les mêmes batailles qu’au début, parce qu’encore une fois, le temps. Le temps ! J’aimerais utiliser le temps qui m’est imparti sur cette terre, à faire autre chose ! J’aimerais vivre ! Mais comment vivre quand on est en partie mort ? 

Je suis donc en convalescence, et je n’ai plus honte d’avoir rejoint les clan des dépressifs. J’en éprouve même une certaine fierté, parce que je connais l’intensité des combats. Je sais que je n’ai jamais reculé devant l’adversaire, je n’ai jamais non plus baissé ma garde. Je n’ai jamais fui le combat non plus. Cette dépression est un adversaire à ma taille, finalement. Et comme après chaque épreuve, on en ressort toujours plus fort.

Je lui dis donc merci, chère garce d’être venue me voir. J’avais besoin de toi pour apprendre, pour grandir, pour être à la hauteur de moi-même.


15 février 2018

Sautes et humeurs

Depression 2

Sautes et humeurs

 

Parlons un peu de la dépression, en ce lendemain de Saint-Valentin, même si les deux ne sont pas liés. On dit qu’on n’a qu’une vie. Mais peut-on vivre différentes vies dans une seule vie ? A moins que ces supposées vies, ne soient que des expériences, qui nous façonnent ? Ou un peu des deux, peut-être ?

En ce qui me concerne, ça n’a pas vraiment d’importance, m’étant dit pendant longtemps, que j’avais eu plusieures vies. Mais en fait, dans ma vie il y’a eu 3 époques : L’actuelle, l’enfance, et celle comprise entre les deux premières. 

L’enfance… Epoque bénie, quelle qu’elle soit. Qu’elle soit pétrie d’amour et d’attention. Qu’elle soit pétrie d’amour maladroit, d’amour étouffant.

Epoque bénie, même si elle est pétrie de cris, d’alcool, de coups, de privations, d’injustice, d’abandons, ou d’abus. Epoque bénie parce que même si c’est de cette époque que les traumatismes futurs trouvent leurs racines, cette époque est brève. Brève, même si, le moment où l’on prend des coups de la part de la personne sensée vous aimer et vous protéger semble durer une éternité. Une éternité, quand le retour d’une personne dont on a vraiment besoin pour se construire prend une éternité…

Mais l’enfance est ce moment, dans une vie, qui nous paraîtra toujours béni, quand on le regarde dans le rétroviseur. Parce que fait d’innocence. Ah l’innocence ! Innocent, même si je prends quand-même des coups. Innocent, même si c’est moi que l’on accuse. Innocent, même si c’est moi que l’on abandonne. Innocent même si je vois certaines choses que mon cerveau ne peut comprendre, mais qu’il n’oubliera jamais. Innocent même si on me répète tous les jours que je ne serai jamais grand-chose. Innocent de tout, parce que enfant, on n’a rien demandé. Pas même de vivre !

On dit que certains enfants mûrissent plus vite que d’autres. Mais je ne suis pas d’accord. Peut-être se rend-on compte plus vite que d’autres que la vraie vie n’a rien à voir avec les bisounours, mais on ne mûrit pas plus vite. Parce que l’enfance dans laquelle nous vivons à cet instant, nous empêche de mûrir. Un enfant reste un enfant !

A la limite, certains évènements, à défaut de faire mûrir plus vite, vont plutôt nous ébrécher, nous fragiliser… Ou, de manière plus pratique, nous mener très tôt sur la mauvaise voie, en nous accablant de fausses vérités.

Par exemple, un enfant qui voit son père tabasser sa mère de manière récurrente, avec le temps, est un événement qui devient normalité. Quelqu’un a diffusé une dose de mal dans cette enfance. Et ce mal va trouver sa voie, va se diffuser et faire son petit bout de chemin. Certains reproduiront ce schéma, tandis que d’autres le rejetteront de toutes leurs forces.

Il en ira de même pour un enfant à qui on répètera tous les jours qu’il n’est rien, ou qu’il n’est qu’une merde, ou qu’il ne sera jamais grand-chose… Au final, l’enfant devenu adulte ne sera effectivement jamais grand-chose, ou luttera avec acharnement toute sa vie pour ne pas donner raison à celui ou celle qui l’aura toujours rabaissé.

Aujourd’hui, je suis un être équilibré. Du moins, j’essaie de l’être. A moins que j’essaie de le devenir, ou de le rester ? Ou un peu tout ça en même temps ? Toujours est-il que je suis mieux que je ne l’ai jamais été . Ce que je suis, est une nouvelle version de moi-même, et une bien meilleure que toutes les autres ! Et pour ça, il a fallu une dépression. 

La dépression… Cette « chose » dont on a tous entendu parler, mais on a tous dit au moins une fois : Ca, ça ne m’arrivera jamais !

Dépression

On a tous pensé (moi, en tous cas) que les dépressifs étaient des gens plus fragiles que les autres… Des personnes en détresse, des cas sociaux aussi…Parfois aussi, des alcooliques, des drogués

La dépression. Elle arrive sans prévenir. Hier, j’étais combatif, comme toujours. J’étais ce type qui avançait, coûte que coûte, quelques soient les obstacles. Parfois je tombais, mais je me relevais toujours. Après tout, quand j’y pense, j’ai vécu tellement de choses, dans divers pays ; j’ai rencontré tellement de personnes, de toutes nationalités, de toutes confessions, de toutes les couleurs, de tous bords ; je me suis retrouvé dans tellement de situations ubuesques, parfois inimaginables ! Combien de fois ai-je même failli perdre la vie ?

Mais je m’en suis toujours sorti, et ce, avec brio. Tous les défis auxquels j’ai pu être confronté, je les ai relevé. Des situations dangereuses dans lesquelles je m’étais retrouvé, je m’en suis sorti !

Et ce jour où la dépression arrive, est un jour comme les autres. Peut-être, réflexion faite, manque-t-il un peu de saveur. Il manque aussi de couleur, et d’envie… L’esprit est fatigué, et a envie de congés, de vacances, d’un arrêt-maladie longue durée, d’une retraite dans un temple bouddhiste…Et depuis quelques jours, un besoin impétueux de changer de vie

Mais comme quoi un état d’esprit négatif attire des choses négatives…Pour preuve, ce jour très précis, les incidents et les mauvaises nouvelles s’accumulent. Je cumule…Et les plombs sautent, littéralement. Je ne reconnais plus rien. Ni mes collègues autour de moi, ni mon lieu de travail, ni même moi-même ! Je suis groggy. K.O pour le compte, comme si je sortais d’un combat de boxe. Et j’ai la sensation que je me suis vraiment fait étaler pour le compte !

De là commence un voyage éprouvant, plein d’épreuves, plein de découvertes des plus surprenantes, de hauts et de bas, d’allégories aussi…

Au début, ce sont anxiolytiques, et anti-dépresseur. On est toujours K.O, et dans mon cas, on le reste. Très longtemps. Du moins tant que l’on prend ces gélules. L’impression qu’en ayant pris une mauvaise route, on en ait emprunté une où règne le brouillard le plus complet. On n’y voit pas à 1 mètre ! Et les cachets renforcent le brouillard. Mais pas seulement. Les semaines et les mois passent, et les envies de disparaître pointent le bout de leur nez.

Le brouillard donc s’épaissit, l’envie de disparaître prend sa place et s’installe durablement. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Un jour on se réveille de bonne humeur, tout a l’air d’aller bien, ou en tous cas mieux que la veille. Puis comme un boomerang, qui revient en force, furieuse qu’on l’ait mise de côté ? La dépression ! Elle arrive, comme une gifle, et vous entraîne dans des profondeurs dont vous n’aviez jamais soupçonné l’existence.

Allégorie, allégorie…Toujours dans le brouillard, on tombe dans un puit. On s’accroche comme on peut aux parois…Humides et qui glissent ! La chute est inexorable. Lente, mais inexorable. Les êtres de nos vies que l’on aime, on les aimait. Ces choses de nos vies que l’on aile, on les aimait…La vie qu’on aime, on l’aimait.

Non pas qu’on n’aime plus, mais dans cet état, on a du mal, beaucoup de mal à même savoir de quoi on parle ! Ma femme ? Oui, bien-sûr, je l’aime ! Enfin…Je crois…Mon fils ? Bien-sûr que je l’aime, enfin ! Enfin…Je devrais…Non ? Composer, écrire, j’adore !!! Enfin.. C’était le cas la dernière fois où j’en parlais, il y’a quelques mois…

Dur à croire, mais les repères s’ effacent. Les fondations s’écroulent. Les croyances et tout ce qu’on tenait pour vérité acquise ou connaissances sont remises en question. On n’est plus sûr de rien du tout. La théorie du complot ? Elle prend toute sa place, dans cet état !

Car ce n’est pas possible autrement ! Tout ça est un vaste complot ! Une blague ! Tout ça, ce n’est tellement pas moi !

Du puit, je me retrouve en plein océan, avec une bouée percée, et qui ne m’est pas d'une très grande utilité. Je rencontre mon psy, sur l’avis de mon médecin traitant.

Mais cette nouvelle expérience, on parlera la prochaine fois. Là, maintenant, j’en ai marre d’écrire, le fait de me rappeler les débuts de ce mal incolore, inodore, et invisible, j’ai peur que ça me fragilise…

14 février 2018

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St Valentin

 

Aujourd’hui, c’est la saint-Valentin, la fête des amoureux. L’occasion de se dire des mots doux, de s’échanger des cadeaux, et donc d’en enrichir certains, au nom de l’amour.

L’origine de cette fête remonte au XIVème siècle, en Grande Bretagne. Ce jour était considéré comme étant celui choisi par les oiseaux pour s’apparier. Donc, c’est le jour où on renouvelle ses vœux, ou que l’on se trouve un(e) partenaire. 

Et l’on entend ci et là certaines personnes (de plus en plus nombreuses) clamer qu’ils n’ont pas besoin d’un jour comme celui-là pour dire je t’aime.

Evident. Surtout quand on se dit « je t’aime » tous les jours, voire plusieurs fois par jour ! Parce que ma compagne et moi, nous sommes comme qui dirait, fusionnels… On se dit des « je t’aime » à tout bout de champ, mais on se le montre également ! Et ce, tous les jours…

Certains, en me lisant, seront tentés de critiquer, ou en déduire que « ça doit être relou, de toujours se dire des je t’aime tout le temps ». Moi, je ne critique pas la façon dont certains se torchent le c**…Chacun fait ce qu’il veut.

Oui, sauf que ces 3 mots que nous nous prononçons, sont dits avec tout le sens qu’ils contiennent ! Chaque mot est pensé, ressenti, et déclamé dans ce sens.

Ma compagne, c’est ma copine, ma pote, mon amour, mon amie…Mon clown aussi ! Ma chieuse aussi… Et toutes ces choses me font l’aimer, me font la voir comme authentique dans ses perfections et imperfections, dans ses forces et ses faiblesses…Et elle m’a choisi, m’a fait confiance pour la rendre heureuse. Et ce qui nous rend heureux, c’est de nous rappeler tous les jours pourquoi nous sommes ensembles. 

Mais de là à faire de la St Valentin notre fête…Nous avons déjà une date anniversaire, que nous ne manquons jamais de célébrer, un peu comme si nous étions étonnés d’avoir survécu à une nouvelle année. Ou pour nous rappeler à quel point le temps passe vite, et qu’il est urgent de profiter de chaque moment passé ensembles ?

Je ne vais pas redéfinir l’amour, mais je peux dire que j’ai décidé du partenaire avec lequel j‘ai décidé d’avancer dans la vie. Et aujourd’hui, ce n’est pas notre fête, mais un de nos jours de fête, car quand on est amoureux, c’est la fête tous les jours, non ?

Sinon, Bonne fête de St-Valentin à tous et toutes!

13 février 2018

Jour J

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Ca y’est, je me lance. Je me lance dans l’écriture d’un blog. Quelle drôle d’idée, non ? Surtout que je ne sais pas précisément ce qu’est un blog, à part le fait que c’est un peu comme un journal intime… Un journal sous forme de site internet où l’auteur y traite les choses qui lui tiennent à cœur.

J’aime écrire. Mais sur quoi écrire quand même aimant les pages blanches, je n’ai pas la moindre idée de ce que je pourrais raconter dans mon blog.

Même pas sur un sujet en particulier, qui me passionnerait ? Quelles sont mes passions ? Première question à se poser, avant même de penser à faire un blog. De quoi parlera-t-il ? A qui s’adressera-t-il ? Qui intéressera-t-il ? 

Je verse dans la musique. La MAO, plus précisément. Je compose, je sample, j’arrange, j’écris des paroles, j’enregistre, je mixe, etc… Sauf que des géants de l’industrie musicale tiennent aussi des blogs, et bien plus complets que celui que je pourrais écrire ! A la limite, je pourrais écrire sur mon cheminement personnel, musicalement parlant… Mais qui est-ce que ça intéresse, de lire un compositeur amateur qui galère ? 

J’adore le skimboarding. J’adore ce sport, mais je ne le pratique même pas assidûment, habitant relativement loin de l’océan. J’ai toujours été, et suis encore un débutant ! Pareil que pour la musique, les blogs et sites bien plus sérieux et complets fleurissent sur la toile !

Autre sujet alors…La musculation et le fitness. Ca, je m’y connais. Et je pratique quasi tous les jours ! Programmes, exercices, nutrition, tout ça, je connais ! Je connais, mais je ne suis pas expert… D’autres en parlent mieux que moi ! 

Que me reste-t-il, alors ? 

Moi, alors… Ma dépression, mon burnout… Ah oui, je ne l’ai pas encore dit, mais je suis actuellement en arrêt maladie pour burnout. Et mon psy m’a clairement encouragé à me lancer dans l’écriture de mon blog. Ecrire, parce qu’écrire fait du bien. C’est thérapeutique, comme ils disent. Et c’est dingue, le nombre de personnes qui traversent exactement les mêmes types d’épreuves que moi, sans pour autant en parler ouvertement. Il m’a laissé entendre que certains lecteurs traversant une phase difficile, pourraient se retrouver dans mes écrits. Et, pourquoi pas, y trouver quelques sources d’inspiration ? 

Alors, me voilà… C’est le bordel dans ma tête, mais un peu moins qu’il y’a quelques mois. Je vais me lancer sérieusement dans ce blog, étaler ou partager le contenu de mes journées. Je vais y parler de mes états d’âme, des questions que je me pose, mes réflexions,  mais aussi des réponses que je trouve ci et là, et comment ces réponses sont venues jusqu’à moi. 

En ayant écrit ces quelques lignes, je prends maintenant confiance dans ma démarche. Le bordel dans ma tête est tellement ténu, tellement compliqué… Je suis moi-même tellement torturé, je me prends tellement la tête pour tout et rien en même temps. Les sujets qui m’intéressent sont si variés, voire, incongrus ! Je passerais peut-être pour un fou, mais première victoire sur ma dépression : Je me fous maintenant de ce que l’on peut penser de moi